L’audit financier

12 Déc

 définition et objectif

 

La définition de l’audit telle qu’elle est proposée par la profession comptable exprime de façon simple sa finalité : « L’audit financier est l’examen auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité des comptes d’une entreprise donnée » (Raffegeau et al. 1994). Il consiste en un examen critique des états financiers qui comprennent le bilan, le compte de résultat et l’annexe afin d’émettre un jugement à leur sujet. L’objectif attendu du processus d’audit est la « certification » des comptes annuels de l’entreprise, c’est-à-dire – si l’on se place dans le contexte terminologique français – la reconnaissance de leur « régularité » et de leur « sincérité » afin de fournir une « image fidèle » des opérations de l’exercice écoulé et de la situation financière à la fin de cet exercice (Mikol 1999) :

  • La régularité est la conformité des comptes à la réglementation et aux principes comptables généralement admis. La réglementation se compose des textes législatifs ou réglementaires, mais aussi des règles fixées par la jurisprudence et des normes élaborées par les organisations professionnelles ;
  • La sincérité est l’application de bonne foi des règles et des procédures comptables en fonction de la connaissance que les responsables des comptes ont de la réalité. Elle implique l’évaluation correcte des valeurs comptables et une appréciation raisonnable des risques et des dépréciations ;
  • Le respect de l’image fidèle consiste à choisir, parmi les méthodes de présentation ou de calcul envisageables, les mieux adaptées à la réalité de l’entreprise et à fournir les informations nécessaires à leur compréhension, en particulier dans le cadre de l’annexe.

Dans les pays étrangers, les objectifs assignés à l’audit sont généralement similaires à ceux que nous connaissons en France. Aux Etats-Unis, par exemple, « l’objectif de l’examen des états financiers par l’auditeur est la formulation d’une opinion sur l’image qu’ils donnent de la situation financière, des résultats des opérations, de l’évolution de la situation financière eu égard aux principes comptables généralement admis » (AICPA).

On remarque que, dans la plupart des pays, la détection de la fraude ne fait pas partie des objectifs demandés explicitement à un audit dans le contexte réglementaire actuel. En particulier, l’auditeur ne doit pas supposer la malhonnêteté des dirigeants de l’entreprise contrôlée. Cependant, on considère souvent au niveau de la profession que les procédures d’audit doivent être en mesure de détecter la fraude si elle est significative et a un impact sur les comptes (Carpenter & Dirsmith 1993).

 

       I- Frontières et limites de l’audit financier

 

La définition habituelle de l’audit se limite à mentionner la vérification des données comptables en tant que résultat d’un processus de production d’information et n’évoque pas explicitement l’appréciation des moyens de production de cette information par l’entreprise.

Or, l’évolution actuelle de l’audit financier souligne le double aspect de sa démarche : il s’agit tout à la fois d’un contrôle sur les comptes de l’entreprise tels qu’ils sont présentés, mais aussi d’un contrôle sur la manière dont les comptes sont établis. Les procédures de leur constitution – c’est-à-dire l’organisation et le fonctionnement du système d’information comptable et financière de l’entreprise – sont partie intégrante de la confiance que l’on va accorder aux états financiers. Ceci amène à une vision plus large de l’audit financier que l’on peut présenter comme « un examen critique qui permet de vérifier les informations données par l’entreprise et d’apprécier les opérations et les systèmes mis en place pour les traduire » (Raffegeau et al. 1994). Cette définition inclut spécifiquement l’évaluation de ce que l’on appelle le « contrôle interne » de l’entreprise, c’est-à-dire les mesures, procédures et contrôles mis en place dans l’organisation pour assurer la protection du patrimoine et la qualité de l’information comptable (Mikol 1999). Mais elle ne remet pas en cause l’objectif de l’audit qui reste la certification des comptes annuels.

En revanche, certains vont plus loin et affirment par exemple que « les objectifs à long terme de l’audit doivent être d’apporter un guide aux décisions futures de la direction sur toutes les questions d’ordre financier telles que contrôles, prévisions, analyse et établissement des rapports » (Holmes, cité par Raffegeau et al. 1994). Cette définition dépasse la finalité de certification en incluant un rôle de conseil. Elle pose donc le problème de l’influence éventuelle de l’auditeur sur la gestion de l’entreprise. Or, dans le contexte réglementaire français, l’immixtion de l’auditeur dans la gestion de l’entreprise n’est pas autorisée, ce qui interdit en principe les recommandations de gestion.

Il convient donc de bien délimiter ce que nous entendons par audit financier par rapport à d’autres activités voisines. L’audit financier est ce que l’on appelle un audit « externe légal », c’est-à-dire un contrôle obligatoire des comptes annuels réalisé par une personne indépendante. En cela, il se distingue de l’audit « externe contractuel » et de l’audit « interne » de la manière suivante (Casta & Mikol 1999) :

  • L’audit externe légal est une activité obligatoire orientée vers l’environnement de l’entreprise. Ses modalités d’intervention, sa finalité et sa périodicité sont déterminées par des critères légaux et réglementaires ;
  • L’audit externe contractuel est effectué par un cabinet d’audit à la demande expresse d’un client. Les modalités d’intervention sont alors déterminées par le cabinet avec le client, en fonction de ses besoins. Par exemple, lors du rachat d’une entreprise par une autre, l’acheteur peut demander un audit des comptes de la société rachetée ;
  • L’audit interne est réalisé par un service d’une grande entreprise ou d’un groupe de sociétés. Il effectue ses travaux selon les orientations définies par la direction de l’entreprise. En outre, il dépasse de plus en plus la stricte dimension comptable et financière pour s’étendre à l’ensemble des fonctions de l’entreprise. Ceci implique d’aller au-delà des rapports comptables et financiers pour atteindre une pleine compréhension des opérations effectuées et proposer des améliorations. En ce sens, un audit interne se rapproche davantage d’un audit opérationnel ou d’une mission de conseil et s’éloigne des pratiques et des finalités de l’audit externe qui se limite en principe au contrôle de la validité des informations fournies par les systèmes existants.

Dans le cadre de cette thèse, les termes d’audit et d’auditeur se limiteront au domaine de l’audit externe légal dans une optique de validation des comptes annuels.

Certains des résultats obtenus seront cependant susceptibles d’être étendus à l’audit externe contractuel puisqu’il est réalisé par les mêmes individus. Cependant, l’audit légal présente certaines spécificités qui en font un exercice différent de l’audit contractuel. En particulier, la périodicité annuelle de l’audit légal a un impact fondamental sur les relations entre intervenants (auditeurs / audités) et la nature des contrôles réalisés, dont le caractère répété et prévisible amène certains à les qualifier de « rituel » (Mills & Bettner 1992).

 

II-  Les principes de l’audit financier

 

Contrairement à la comptabilité dont les règles sont souvent intimement liées aux contextes nationaux, l’audit apparaît – au moins du point de vue conceptuel – comme largement indépendant des contingences locales dans ses démarches, au point que l’on a pu avancer que « l’audit a ses principales racines non pas dans la comptabilité soumise à son examen, mais dans la logique, où il puise largement pour ses idées et ses méthodes » (Mautz & Sharaf 1961). Le développement de l’audit contemporain apparaît comme le résultat des efforts des praticiens pour aboutir à une conceptualisation rigoureuse de leur approche qui puisse répondre à l’exigence de rationalité qui caractérise les sociétés développées (Carpenter & Dirsmith 1993).

Depuis les années 1960, la pratique de contrôle des comptes fait en effet l’objet d’un processus de formalisation systématique qui tend à assimiler la démarche de l’audit à une pratique scientifique (Francis 1994). Dans cette vision, les états financiers sont des hypothèses à tester par l’application des méthodes rationnelles que sont les procédures d’audit. Le résultat d’un contrôle d’audit devient peu ou prou similaire à une preuve expérimentale scientifique (Smieliauskas & Smith 1990). Limitée initialement aux grands cabinets, cette approche de l’audit s’est affinée conceptuellement et s’est étendue à l’ensemble de la profession dans les années 1980, un processus facilité par le développement des réseaux de cabinets nationaux et internationaux. Soucieuses de justifier de la compétence de la profession vis-à-vis de l’environnement, les organisations professionnelles ont également encouragé cette évolution. L’approche conceptuelle moderne du contrôle des comptes repose ainsi sur une vision déterminée de l’entreprise et de la notion d’audit. Elle implique une démarche structurée qui s’articule autour de la notion de « risque » et de maîtrise du risque.

Contrôleur de Gestion

4 Déc

Métiers : Contrôleur de Gestion.

Le Contrôleur de Gestion aide la Direction dans l’orientation et le suivi de la stratégie qu’elle s’est fixée. Il participe à la définition des objectifs et anticipe les résultats. Le Contrôleur de Gestion établit le schéma directeur des budgets. Il peut proposer à la Direction des actions correctives à mettre en oeuvre.

SECTEUR PROFESSIONNEL DU CONTRÔLEUR DE GESTION : MÉTIERS DE LA COMPTABILITÉ

MOTS CLÉS DU MÉTIER DE CONTRÔLEUR DE GESTION

enquêter, manier les chiffres, analyser l’information, rechercher…

RÔLE DU CONTRÔLEUR DE GESTION

  • Etablir les prévisions d’activité en termes d’objectifs, de budgets, d’organisation et de moyens
  • Elaborer et adapter les outils d’analyse, les indicateurs et procédures du contrôle de gestion à l’aide de traitements informatiques
  • Identifier les écarts significatifs entre les réalisations et les prévisions
  • Mesurer et analyser les écarts sous forme de statistiques, de tableaux de bord commentés, de rapports d’activité
  • Assurer la retransmission commentée des informations auprès de la direction générale

COMPÉTENCES / CONNAISSANCES POUR LE MÉTIER DE CONTRÔLEUR DE GESTION

  • Rigueur : synthétiser les informations relatives à l’entreprise
  • Intégration d’informations variées (comptables, humaines…) caractérisant l’activité interne
  • Anticipation sur les effets de l’activité à l’aide de simulations
  • Un bon relationnel

NIVEAU DE FORMATION REQUIS POUR LE MÉTIER DE CONTRÔLEUR DE GESTION

Le métier de Contrôleur de Gestion peut s’exercer au niveau Master (Bac +5) ou DSCG préparé à l’ICS Bégué
En savoir plus sur le DSCG

RÉMUNÉRATION DU CONTRÔLEUR DE GESTION

Un Contrôleur de Gestion débutant gagne environ 28 000 € brut par an

fonction d’audit interne

2 Nov

L’audit interne est une activité de contrôle et de conseil qui permet d’améliorer le fonctionnement et la performance d’une organisation : activité stratégique, l’audit interne est exercé à l’intérieur de l’organisation, même si le recours à des prestataires extérieurs est parfois nécessaire ; activité indépendante, l’audit interne est rattaché à la Direction générale et a une relation forte avec le Comité d’audit.

Centré sur les enjeux majeurs de l’organisation, ses missions « d’expression d’assurance » portent sur l’évaluation de l’ensemble des processus, fonctions et opérations de celle-ci et plus particulièrement sur les processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise.

Son rôle de conseil auprès de la Direction générale et des directions opérationnelles et fonctionnelles, qui s’exerce dans le cadre de normes particulièrement exigeantes, contribue grandement à créer de la valeur ajoutée.

Les 10 questions posées en entretien d’audit

14 Oct

Dans la perspective des entretiens, j’ai lu  un article sur le site Wall Finance qui présentait 10 potentielles questions pouvant être posées lors des fameux entretiens.

J’ai décidé donc de les reprendre en y apportant des réponses précises et concises.

Voici la liste des 10 questions clés :

-Qu’est-ce que l’Audit ? (Si cela paraît évident, rares sont ceux qui arrivent à le définir clairement)

L’audit financier a pour objectif d’exprimer une opinion sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises (à compléter éventuellement avec la partie Définitions).

-Qu’est-ce que le Commissariat aux Comptes ?

Les commissaires aux comptes sont en charge du contrôle légal des documents comptables d’une société. Ils sont nommés pour six exercices avec pour objectif principal de vérifier la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes qu’ils attestent dans un rapport soumis aux actionnaires ou associés qui approuvent les comptes en assemblée générale. Les CC sont responsables civilement et pénalement, tant à l’égard de la société que des tiers, des conséquences dommageables des fautes et négligences qu’ils commettent. Leurs obligations ne sont que de moyens et pas de résultat.

-Que pensez-vous faire lors de votre première année chez nous ?

Cette réponse est personnelle.

Pour ma part, voici les missions que j’aimerais réaliser au sein du cabinet d’audit :

– Vérifier que les états financiers correspondent à la réalité de l’entreprise

– S’assurer que les comptes établis par la direction de l’entreprise ne comportent pas d’anomalies significatives

–  Etudier le fonctionnement du service audité

– Etablir la revue analytique pour déterminer les postes des états financiers à investiguer

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive.

-Aimez-vous les déplacements? A quel point êtes-vous mobile ?

Cette réponse est personnelle.

Compte tenu du fait qu’il s’agira de ma première expérience dans un cabinet d’audit, je souhaite avant tout acquérir les réflexes et les compétences de l’auditeur. La mobilité étant une donnée intégrante dans le métier d’auditeur, je n’aurai aucune appréhension car cela participera à ma formation et à mon apprentissage.

-Pouvez-vous me parler d’événements récents qui ont affecté notre industrie ? Notre Cabinet ?

Cette réponse dépendra du cabinet dans lequel vous postulerez.

Il est capital de s’intéresser à l’entreprise dans laquelle vous postulez : les récents événements qui ont affecté le cabinet, les chiffres-clés, les perspectives de carrière…

-Pouvez-vous nous parler de la loi Sarbanes/Oxley ?

La loi Sarbanes/ Oxley (nom des deux sénateurs Paul Sarbanes et Michael G. Oxley) ou Public Company Accounting Reform and Investor Protection Act of 2002 ou plus simplement SOX, a été adoptée par le congrès américain en Juillet 2002 afin de répondre aux multiples scandales comptables et financiers : Enron, Tyco International ou encore WorldCom.

L’objectif majeur de cette loi est d’encadrer plus sévèrement la production des documents comptables et financiers. Parmi les mesures  prises, l’interdiction pour une société d’audit de combiner les prestations de conseil et d’audit pour un même client a été l’une des plus conséquentes.  L’obligation pour les PDG et directeurs financiers de signer les comptes et rapports financiers ou encore l’encadrement des avantages financiers (prêts) consentis par l’entreprise à ses dirigeants sont désormais obligatoires.

Je ne développe pas plus car j’ai l’intention d’écrire un article plus détaillé sur cette fameuse loi de 2002.

-Avez-vous des notions sur les IFRS ?

Les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) sont une référence internationale indépendante pour les informations financières et comptables.

A partir de 2005, les normes IFRS s’appliquent  pour les comptes consolidés de toutes les sociétés européennes cotées (l’utilisation est facultative pour toutes les sociétés non cotées qui publient des comptes consolidés).

Les comptes sociaux de chaque société du groupe restent régis par les normes locales avec néanmoins une convergence progressive du PCG vers les normes IFRS.

L’option est  laissée à la discrétion de chaque Etat membre pour imposer les normes IAS/IFRS dans les comptes sociaux

-Que signifie pour vous « l’approche par les risques » ?

Elle consiste à optimiser les contrôles et à minimiser les risques d’erreurs dans l’appréciation des comptes, cet approche tient compte également des risques qui entourent l’entreprise dans ses activités spécifiques.

De ce fait, l’Audit peut être défini comme l’examen critique en vue de formuler une opinion sur le fonctionnement de l’entreprise.

-Connaissez-vous le déroulement d’une mission d’Audit ?

Il est souvent décomposé en 3 grandes phases :

-Prise de connaissance générale de l’entreprise : Cette étape consiste à recueillir toutes les informations sur l’entreprise à auditer.

-Evaluation du contrôle interne : Elle permet de recenser toutes les procédures qui conduisent aux travaux de comptabilisation pour en acquérir une connaissance précise

-Examen des comptes: l’auditeur recherche l’impact des forces et faiblesses sur la régularité et la sincérité des comptes.

-Quelles sont les phases majeures lors d’une année en cabinet d’audit ?

Vers septembre-octobre : revue de l’activité, revue du contrôle interne et mise en place de la stratégie d’audit.

Entre janvier et Mars : réalisation des tests substantifs

Entre mai et juillet : Dossier CAC et sortie des rapports

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CV

20 Août

CV

Intérêts Actualisation & capitalisation

3 Juil

Intérêts Actualisation & capitalisation.

Intérêts Actualisation & capitalisation

3 Juil
  1. Actualisation :

une opération qui consiste à calculer quelle valeur représente aujourd’hui un capital qui ne sera disponible que dans un certain nombre de périodes. La valeur présente est la valeur actuelle.

            Formuation :

Co=valeur actuelle

Cn:valeur future

t:taux (%)

n:durée n

 

                                   Co=   (Cn)/ (1+ t%)^n= Cn (1+t%)^-n

 

 2. Capitalisation

Définition :

La capitalisation consiste à accroître un capital par addition de ce dernier et des intérêts qu’il produit. Cette valeur future est dite valeur acquise.

 

            Formule : Cn= Co. (1+ t%)^n

3. La notion d’intérêts.

 Exemple 1 :

votre banque vous prête 1000€ au taux de 4,8% (annuel quand on précise pas) pendant 1 an. L’intérêt produit est :

 

I= 1000×4,8%=48€

 

Vous devez rembourser 1000+48=1048€.

 

Exemple 2 :

La durée de prêt 2000€ est de 2 ans au taux de 4,8%.

Deux moyens de calculer (int. Simples ou composés)

 

Intérêts simples :

Après 1an, l’intérêt est de 48€, la seconde année est de 48€ soit un intérêt simple qui est 2×48€=96€.

Au bout de 2 ans, on doit rembourser 1000+96=1096€.

 

Intérêts composés :

Après un an, l’intérêt est de 48€. Vous devez donc à la banque 1000+48=1048€

l’intérêt produit en deuxième année par les 1048€ est 1048×4,8%=50,3€

donc vous devez rembourser 1048+50,3=1098,30€.

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